Le sommeil, cet entraînement “invisible” pour le sportif

Un sportif dans un lit

On pense souvent, à tort, que toute la préparation du sportif se fait essentiellement sur le terrain d’entraînement. Pourtant, le corps travaille tout autant le soir, alors que l’on dort paisiblement. C’est durant cette période de repos que l’organisme assimile la charge d’entraînement subie et développe des adaptations. Préparer ses nuits de sommeil au même titre que ses séances est donc indispensable.

Le sommeil est constitué d’une succession de cycles d’environ 90 minutes. Et chaque cycle se compose de trois phases : le sommeil léger, le sommeil profond et le sommeil paradoxal. Une nuit dite complète – soit de 6 à 8 heures – correspond à une moyenne de 5 cycles.1

Ce temps de repos va permettre aux hormones de croissance d’agir sur les tissus musculaires. Un état également bénéfique aux muscles qui auront été fortement sollicités durant l’entraînement. Les cellules musculaires peuvent alors se régénérer et reconstituer le stock d’énergie nécessaire pour appréhender les séances à venir.2

 

Les insomnies passagères : un désagrément courant aussi chez les sportifs

L’athlète ne déroge pas à la règle et peut être tout autant si ce n’est plus sujet à des insomnies passagères que les personnes sédentaires. Chez le sportif, une des premières causes courantes d’insomnie est la charge importante d’entraînement. Bien sûr, d’une personne à une autre, une séance ne peut être ressentie de la même manière. Plusieurs facteurs entrent alors en compte comme l’âge, le sexe ou le nombre d’années d’ancienneté dans le sport. Une pratique trop tardive peut également avoir une incidence sur votre capacité à vous endormir. Evitez alors d’aller vous coucher directement après l’effort.

Une trop grande consommation de café peut également être responsable d’une nuit agitée. La caféine réveille le corps et apporte un effet immédiat qui ne se sera pas forcément dissipé au moment de dormir. Il est recommandé d’arrêter toute consommation d’excitant jusqu’à six heures avant l’heure prévue du coucher. En effet, selon une étude réalisée par une équipe de chercheurs de la Wayne State University de Détroit (États-Unis) et publiée dans le Journal of Clinical Sleep Medicine, les effets de la caféine seraient bien plus tenaces qu’on ne le pense.

Autre grand mal de notre siècle : les écrans. S’il peut s’avérer compliqué de bannir complètement les écrans plusieurs heures avant de s’endormir, évitez au moins qu’ils ne vous accompagnent dans le lit…

 

1 http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/challamel/sommenf/nuit.php (Le sommeil et les rêves de l’enfant | Dr Challamel M.J. et Thirion M. | Editions Albin Michel, Avril 2011
2 Sophrologie et sommeil – Manuel pratique | Catherine Aliotta | Intereditions, Avril 2006

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