Acide lactique : comment travailler avec ?

Des cyclistes durant une course

Considéré à tort comme un déchet, l’acide lactique est le résultat d’un processus complexe. Pour se contracter, les muscles ont besoin d’énergie – une énergie qui provient des molécules ATP. En aérobie, la dégradation d’une molécule de glucose produit une trentaine de molécules d’ATP. A contrario, en anaérobie – soit lorsqu’un exercice intense est effectué – le glucose est transformé en acide lactique avec production de seulement deux molécules d’ATP. La production d’acide lactique apparaît donc lorsque l’intensité de l’effort réclame une énergie telle que l’apport en oxygène devient insuffisant pour satisfaire la glycolyse nécessaire.1

Cette situation correspond à la valeur seuil de l’entraînement ou dès lors que la fatigue est telle que les mécanismes métaboliques et mécaniques ne remplissent plus correctement leur fonction. Limiter voire reculer la production d’acide lactique n’est possible que par un entraînement adapté.

 

Varier les séances de spécifique

Si la production d’acide lactique est inévitable, travailler avec de manière efficace est possible. Alterner séances de fractionné, au seuil et d’endurance se présente comme la meilleure solution.

Les séances de fractionné vont permettre de développer les facultés d’oxydation du glucose en molécules d’ATP et donc augmenter la consommation maximale d’oxygène – le VO2 Max. Ce type d’entraînement va permettre de repousser le seuil à partir duquel l’acide lactique va commencer à se former2.

L’entraînement au seuil va, quant à lui, permettre à l’organisme de s’habituer à travailler à la limite de ses facultés oxydatives maximales. Au fur et à mesure, la production d’acide lactique se voit retardée.

Le travail en endurance aide l’organisme à tenir plus longtemps un pourcentage élevé de la VO2 Max. Le corps est alors moins fatigué et la production d’acide lactique repoussée.

 

Recycler l’acide lactique

Si l’organisme est capable de produire de l’acide lactique, il peut aussi en assurer son recyclage. Plusieurs solutions existent.

La première, est de continuer à courir (ou pédaler) très lentement durant une dizaine de minutes. Le but étant de stimuler la circulation sanguine musculaire qui va entraîner l’acide lactique vers le foie et les reins – ces derniers vont alors l’utiliser pour la resynthèse de molécules de glucose et de glycogène3. Se masser se présente comme une autre solution4. Les massages musculaires vont favorisent également cette recirculation de l’acide lactique.

1 http://www.improve-innov.com/wp-content/uploads/les-proteines-v%C3%A9g%C3%A9tales-contexte-et-potentiels-en-alimentation-humaine.pdf (Intervention de C. Jobin, Institut Méditerranéen du Sport, de l’Animation et du Tourisme IMSAT)
2 https://pdfs.semanticscholar.org/b5ef/a6d55b8b36ea779e9cbd37f901d6b8a13132.pdf (Publication de Jan Helgerud, Kjetill Høydal, Eivind Wang, Trine Karlsen, Pålr Berg, Marius Bjerkaas, Thomas J. Simonsen, Cecilies Helgesen, Ninal Hjorth, Ragnhild Bach, Jan Hoff | Semantic Scholar – Medicine and science in sports and exercise, 2007)
3 http://www.ffs.fr/pdf/dss/FFSdtninfo-physio-lactates.pdf (Publication de Nicolas Coulmy, Laurent Schmitt, Marie Philippe Rousseaux Blanchi, Samuel Vergès pour le Département Sportif et Scientifique de la F.F.S, Septembre 2001)
4 https://doc.rero.ch/record/77747/files/TB_Physio_6_Bennett_Warynski.pdf (Publication de Claire BEnnett et Joëlle Warynski, Haute Ecole de Santé de Genève – Filière Physiothérapie, 2013)

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