Préparation physique : football

Préparation physique football | Stimium Sport Nutri-Protection

Par ses antécédents fructueux dans de nombreux clubs belges de première ou deuxième division, Frédéric Renotte sait parfaitement de quoi il parle quand il évoque la préparation physique en football. Durant une préparation classique de six semaines, ce professeur en physiologie de l’effort à la Haute École Condorcet préconise un travail intensif  d’endurance pendant deux semaines, puis des exercices spécifiques d’intervalles pendant les deux semaines suivantes, en essayant de varier au maximum les plaisirs afin d’éviter tout risque de monotonie ou de surcharge. C’est seulement après ces quatre semaines rébarbatives mais tellement importantes que peut réellement commencer le travail avec ballon.

 

Les spécificités de la préparation physique du footballeur

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Le football, par rapport aux autres sports collectifs majeurs, est le seul qui permet d’utiliser le pied pour frapper la balle (hormis le rugby sur certaines phases très épisodiques).

 « C’est aussi le seul sport qui se pratique en chaîne fermée, détaille Frédéric Renotte. C’est-à-dire qu’un footballeur utilise ses pieds qui sont collés au sol avec ce que cela implique comme risques en cas de blocage du pied d’appui. Dans les autres sports collectifs (basket, handball, rugby), on utilise la main, qui ne repose sur rien et peut donc être percutée sans possibilité de blocage. La main étant ouverte, le risque de blessure est moindre. Je sais qu’il est de bon ton de critiquer les footballeurs qui se laissent trop facilement tomber au sol mais ce sport est plus traumatisant que les autres : le risque de blessures y est plus élevé. Il faut donc bien travailler la stabilité, le renforcement des chevilles. En outre, par cette caractéristique, il est aussi plus exigeant que les autres. Au handball, au basket, on peut tirer au but ou au panier plusieurs dizaines de fois par match, sans aucun problème. Au football, ce n’est pas possible parce que cela nécessite beaucoup plus d’énergie. Du coup, même si certains pensent à tort que les footballeurs sont des fainéants, il n’est pas possible d’effectuer deux séances intenses sur terrain par jour. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas travailler matin et après-midi, bien sûr. Mais alors il faut prévoir une séance sur le terrain et une autre de musculation, de vélo ou de gainage, par exemple. »

 

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Autre particularité du football : le jeu de tête 

Préparation physique football | Stimium Sport Nutri-ProtectionPar rapport aux autres sports, le football est aussi particulier dans la mesure où c’est le seul qui permette de se servir de sa tête. Certains joueurs, notamment les attaquants ou les défenseurs centraux, en ont fait une arme majeure qu’il convient de travailler lors des entraînements.

« Mais je ne pense pas qu’il faille envisager des exercices physiques spécifiques, argumente Frédéric Renotte... Le jeu de tête, bien souvent, on l’a ou on ne l’a pas. C’est avant tout une question de timing : un grand aura toujours un avantage théorique sur un petit mais certains petits compensent ce déficit de taille par un meilleur timing, une meilleure anticipation de l’endroit où le ballon va retomber. »

Renforcer la chaîne musculaire du cou et des épaules peut cependant aider afin de donner davantage de puissance au coup de tête. Mais il est rare que l’on travaille spécifiquement cet aspect du jeu, pourtant capital sur les phases arrêtées.

 

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