Marathon : les erreurs à ne plus commettre

Des athlètes durant le marathon du Colorado en 2015.

Emil Zatopek, athlète tchécoslovaque du siècle dernier et spécialiste des courses de fond, le disait lui-même : « If you want to run, run a mile. If you want to experience a different life, run a marathon » (“Si tu veux courir, cours un kilomètre. Si tu veux changer ta vie, cours un marathon« ). Et pour relever ce challenge, quelques erreurs sont à éviter.

L’une des premières règles est de se fixer un chrono réaliste. Si être ambitieux n’est pas un mal, vouloir coûte que coûte battre son record à chaque compétition n’est pas forcément le meilleur état d’esprit à avoir. Afin de vous aider à déterminer un temps à votre portée, vous pouvez placer un 10km ou un semi-marathon un bon mois avant le marathon programmé. À partir de votre performance réalisée lors de cette course de test, il vous sera possible de calculer approximativement le temps que vous devriez viser sur un marathon. Plusieurs sites en ligne comme la plateforme américaine Marathon Guide vous aident à faire ces calculs. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’entre cette course test et le jour J, plusieurs semaines vont s’écouler. Votre préparation sera sur le point d’être achevée et votre état de forme sera au plus haut point ; le chrono prédit est donc à considérer avec précaution.

Avec la question du chrono, vient celle de la gestion du stress ; surtout s’il s’agit de votre premier marathon. Comme pour toutes les premières fois, celle-ci restera à jamais gravé dans votre mémoire. Il est donc important de ne pas en ressortir avec un sentiment de dégoût ; l’épreuve en elle-même étant déjà assez éprouvante. Profitez de cette première expérience pour ouvrir grand les yeux et ressentir toutes les vibrations de la course. Soyez en communion avec le public et avec ce que vous faites !

Un autre point important est la préparation. Il faut garder en tête qu’un minimum de trois entraînements par semaine est nécessaire pour être opérationnel le jour du départ. Pourquoi ne pas parcourir chaque semaine la distance symbolique des 42km mais répartie en trois séances ? L’une étant un footing d’endurance, la deuxième des tours effectués à allure marathon et la troisième séance pouvant être une sortie longue. Attention toutefois à ne pas vous tester sur 42 km en une seule fois ! Cela serait trop chronophage et puiserait bien trop dans vos ressources ; vous empêchant ainsi d’être prêt le jour où il faudra fouler le bitume durant plusieurs heures.

 

Et une fois le pied sur la ligne de départ ?

La météo joue un rôle prépondérant dans la réussite d’un marathon. Une chaleur excessive ou, au contraire, des températures négatives impacteront directement vos résultats. Il faut anticiper mais surtout savoir s’adapter ! Dans le doute, n’hésitez pas à choisir des tenues facile à enfiler (ou à enlever!).

S’il est impossible de contrôler les conditions atmosphériques, il y a d’autres éléments sur lesquels vous pouvez avoir la maîtrise.Votre technique ou encore votre tactique de course en sont le meilleur exemple. Idem en ce qui concerne votre équipement comme votre paire de running. La chaussure doit s’adapter à votre pied et non l’inverse ! Il en est de même en ce qui concerne votre alimentation. Veillez à ne pas changer vos habitudes la veille de la course, voire le jour J, en consommant des produits non testés durant vos entraînements. Vous pouvez très bien digérer un produit d’une marque X et ne pas supporter le même produit d’une marque Y.

Dernier conseil et pas des moindres : préparez-vous mentalement ! Que vous soyez un sportif aguerri ou non, le marathon sera toujours difficile. Reste à savoir comment vous décidez d’aborder cette difficulté : en subissant l’effort ou en vous y étant préparé tel un conquérant !

 

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