La règle des 3 couches : apprendre à s’équiper par temps froid

Des cyclistes s'entraînent en hiver

A tort, beaucoup de sportifs ont tendance à empiler couche sur couche afin de se protéger du froid. Mais il ne suffit pas d’enfiler quatre t-shirts et une veste pour s’entraîner dans des conditions optimales. Avant d’apprendre à se couvrir, il convient de comprendre comment fonctionne le corps. Afin de lutter contre le froid, l’organisme met en place divers mécanismes comme l’accélération du rythme cardiaque ou encore une vasoconstriction soit la diminution de la circulation sanguine aux extrémités.

Et si le sport se révèle être un bon moyen de se réchauffer, l’activité physique implique également que l’organisme atteigne et surtout maintienne une certaine température afin de fonctionner dans des conditions optimum. Pour arriver à cet état, effectuer un bon échauffement est la première étape. Ces premiers exercices vont permettre de favoriser le rendement musculaire, l’élasticité musculo-tendineuse mais également l’irrigation sanguine des différents tissus sollicités. On comprend alors aisément que les séances de vitesse ou celles impliquant des temps de récupération plutôt importants peuvent être dans une certaine mesure dangereuse dès que le froid s’est installé.

La règle des trois couches

La règle des trois couches permet de protéger le haut du corps, là où se situent la plupart des organes vitaux.

  • 1ère couche : un vêtement en nylon afin de garder le corps au sec.
  • 2ème couche : un vêtement isolant comme la laine polaire afin de conserver la chaleur.
  • 3ème couche : un vêtement protecteur comme un coupe-vent ventilé afin de de couper le vent de face tout en vous protégeant de la pluie ou de la neige.

Et à très basse température – soit en-dessous de 0°C – le coupe-vent peut être remplacé par une veste en néoprène. Les vêtements en coton sont, quant à eux, à éviter car ils retiennent la transpiration. Pensez également à mettre des gants et à porter un bonnet. Pour ce qui est de vos jambes, préférez le collant avec un survêtement par dessus. Ce dernier doit être réservé à l’échauffement et à la récupération.

Et si vous êtes bien équipé, peu importe le temps qu’il fera dehors ou encore le vent relatif généré par un déplacement – course, ski ou encore vélo par exemple -, vous n’aurez pas froid que vous soyez à l’arrêt ou en mouvement. Jean-Gabriel Bauzin, enseignant chercheur en thermique, explique ainsi “le problème provient surtout des pieds et des mains car les surfaces d’échanges sont grandes par rapport aux puissances thermiques corporelles dans ces zones”, avant de poursuivre “ [de manière générale] l’isolation des chaussures et des gants est moins bonne, donc la convection (ndlr : transfert de chaleur qui se réalise avec déplacement de matière) a un impact à ce niveau”. Finalement, la seule solution pour se protéger efficacement reste l’empilement de couches à faible émissivité afin d’augmenter “la résistance globale du vêtement et donc limiter l’impact de convection”, conclut le spécialiste.

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