Comment choisir ses chaussures de running ?

Comment choisir ses chaussures de running?

Choisir ses chaussures de running nécessite la plus grande attention. Seuls liens entre votre corps et le sol, elles doivent vous accompagner autant que vous protéger. Il existe sur le marché autant de modèles qu’il y a de catégories de coureurs. Pour vous aider à y voir plus clair dans cette offre pléthorique, voici quatre questions à vous poser avant d’acheter les vôtres…

1/ Qu’attend-t-on d’une chaussure de running ?

  • Stabilité : sensation procurée par la géométrie de la semelle mais également par un maintien au niveau du talon qui guide le pied à chaque foulée.
  • Amorti : les ondes de chocs sont très importantes en running. Il est important, pour préserver son capital osseux, de s’assurer un bon amorti. Les chaussures doivent aussi permettre une foulée qui absorbe une partie de cette énergie négative.
  • Protection : l’empeigne (ou le dessus de la chaussure) apporte une protection contre les intempéries et contre les éléments extérieurs tels que la boue, les pierres ou le sable. En fonction de sa pratique, cette protection peut s’avérer primordiale.
  • Accroche : ce point s’adresse surtout aux amateurs de course nature, même s’il est aussi important d’avoir une bonne accroche sur route. Les terrains qui composent vos parcours détermineront la taille et la forme de vos crampons.

2/ Quelle est votre utilisation ?

Votre rythme de sortie(s) hebdomadaire(s) ?

Selon que vous courez une fois ou cinq fois par semaine, vos besoins sont forcément différents.

Vos terrains de jeux favoris ?

La nature du terrain est primordiale dans le choix. Nous pouvons identifier trois grandes typologies de terrains :

  • Les sols durs comme le bitume
  • Les sols souples comme le gazon ou les sentiers
  • Les terrains accidentés et boueux

3/ Quelle est votre morphologie ?

Le poids du coureur doit être pris en compte dans le choix de l’amorti et du chaussant. Nous pouvons établir qu’à partir de 80 Kg pour un homme et de 65 Kg pour une femme, ceux-ci entrent dans la catégorie des runners nécessitant un amorti accru. Il faut toujours avoir en tête que, durant une compétition, la force de l’impact au sol peut atteindre 3 à 5 fois le poids du corps. Ce qui, pour notre coureur de 80 Kg, peut engendrer une onde de choc allant jusqu’à 400 Kg, et cela pour chacune des foulées. D’où la nécessité d’un bon amorti et d’une foulée efficiente sur le medio pied.

Les chaussures proposent des corrections et des renforcements en fonction des catégories de foulées suivantes :

  • Universel : usure du centre de l’avant-pied et du talon externe (50% des runners).
  • Pronateur : usure principalement du bord interne (45% des runners).
  • Supinateur : usure du bord externe de l’avant pied et du talon externe (5% des runners).

Si vous utilisez des semelles correctrices, optez automatiquement pour des chaussures universelles.

Foulée naturelle et drop 0 ?

Depuis quelques années maintenant, nous entendons parler de foulées naturelles et de drop zéro. Mais de quoi s’agit-il ? Le drop désigne la différence de hauteur entre le talon et les orteils. Cet indice, qui se situe en moyenne autour de 10 mm pour une chaussure classique, indique que le talon se trouve un centimètre plus haut que l’avant du pied. Le but de cette hauteur est de soulager le tendon d’Achille lors de la propulsion.

Pour les défenseurs de la foulée naturelle, le drop élevé favorise une attaque talon, et donc un fort impact sur les articulations et les tendons. Alors qu’une foulée médio pied, encouragée par un drop plus faible, dissipe davantage l’onde de choc.

Si vous décidez de passer d’un drop élevé à un drop zéro, faites-le de manière très progressive et attentive car cet aspect, vous l’aurez compris, n’est pas neutre dans votre façon de courir. Une mauvaise maîtrise de ce changement de foulée peut induire des blessures.

 

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4/ Quelle taille pour mes chaussures de running ?

Lors de l’effort, et a fortiori sur un marathon, le pied gonfle considérablement. Il faut donc qu’il soit à l’aise et qu’il y ait de la place dans la Toe-Box ou boîte à orteils en français. Ce terme désigne le premier tiers de la chaussure qui accueille les tarses et métatarses.

Pourquoi est-ce important d’avoir de la place à l’avant du pied ?

Comme nous l’avons vu dans l’introduction de ce paragraphe, le pied gonfle durant l’effort et occupe un plus grand volume. De ce fait, il vient buter contre l’avant de la chaussure et cela crée des frottements et des abrasions qui sont la cause d’ampoules si désagréables et douloureuses en compétition. A plus long terme, cela occasionne des ongles qui noircissent, voire qui tombent…

La règle pour bien choisir sa paire de running est de prendre une pointure de plus que pour ses chaussures de ville. Notre conseil est d’utiliser la technique du pouce. Chaussez les baskets que vous considérez à la bonne taille, puis placez votre pouce au bout de la chaussure, de façon perpendiculaire au pied. S’il reste la place entre le gros orteil et le bout de la chaussure pour votre pouce, vous avez la bonne taille !

 

Les « tips » de Stimium pour choisir ses chaussures de running

Si vous êtes adepte des terrains variés mais que votre budget ne vous permet pas d’investir dans plusieurs paires de chaussures, sachez qu’il existe des modèles mixtes, qui vous permettent de courir sur route et sur chemin. Considérez également les modèles trail qui offrent une bonne accroche mais avec un poids réduit et une grande souplesse pour courir vite sur les sentiers.

Si possible, ne vous contentez pas d’une seule paire de chaussures. Alterner des modèles différents évite une usure prématurée par l’acidité de votre transpiration et varie les amortis ainsi que la dynamique de pied.

Des chaussures neuves nécessitent une période de rodage. Après les avoir déballées, n’hésitez pas à les porter à la maison. Commencez par des sorties n’excédant pas une heure puis, progressivement, emmenez-les sur des sorties longues avant de les étrenner en compétition.

La durée de vie d’une paire de chaussures de running varie généralement entre 700 et 1000 Km. Au-delà de ce kilométrage, la qualité des mousses ou des technologies d’amortissement comme l’air ou le gel perdent de leurs efficacité.

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