Clémence Calvin, côté sport

Clémence Calvin, côté sport | Stimium Sport Nutri-Protection

Spécialiste des courses de fond, vice-championne d’Europe de marathon en 2018, Clémence Calvin est aussi la marraine du Team Stimium® #ProjetParis2019.

Elle se présente, côté sport, en 10 questions…

Le portrait de notre ambassadrice Clémence Calvin
(Partie 1)

Elevator pitch : 20 secondes pour présenter ton activité sportive

Je suis athlète professionnelle depuis 2014, année où j’ai remporté une médaille aux Championnats d’Europe de 10.000m.

Mais je fais de l’athlétisme depuis toute petite. Dès mes premières courses, j’ai trusté les premières places et j’ai donc vite compris que j’avais des prédispositions pour la course à pied.

Je me suis mise au marathon en 2018 avec, d’emblée, une médaille d’argent européenne décrochée à Berlin.

On peut donc me catégoriser comme une athlète longue distance. C’est d’ailleurs dans cette optique que je vise un résultat aux prochains Jeux Olympiques.

Qui est ton sportif de haut niveau préféré ?

Samir Dahmani. C’est un mileur de haut niveau qui est aussi… mon conjoint.

Nous nous sommes rencontrés lors de sa première compétition internationale. Nous avions tous les deux 16 ans. Il ne pratiquait l’athlétisme que depuis 4 mois mais il avait déjà décroché une 2ème place aux Championnats d’Europe en catégorie cadets.

Il détient toujours aujourd’hui le record de France du 1.500m junior.

Dans la vie de tous les jours comme en tant qu’athlète, c’est quelqu’un d’à la fois rigoureux et exemplaire.

Qu’est-ce qui te motive dans la pratique sportive ?

La liberté que cela me procure.

Même si mon quotidien est rythmé par des objectifs bien précis et par des programmes de préparation très stricts, je suis la seule maître de mon organisation. Je ne rends de compte à personne. Je choisis mon heure de lever, les heures et les endroits de mes entraînements.

Qu’est-ce que tu trouves difficile dans la pratique sportive ?

De manière un peu contradictoire – par rapport à la question précédente – c’est l’exigence quotidienne que le statut de sportif professionnel implique.

Plus particulièrement, le fait de ne pas avoir de vrai temps libre.

Nous avons bien des « temps morts », dédiés à la récupération. Mais nous devons toujours garder à l’esprit l’aspect sportif : les heures de sommeil, les excès à éviter, etc. Du coup, il n’y a ni vraies vacances ni jour férié. Comme notre corps est notre outil de travail, nous devons veiller en permanence à ce qu’il soit en condition optimale.

A la longue, c’est un peu usant

Dans quel sport autre que ceux que tu pratiques aimerais-tu être performant(e) ?

Si je n’avais pas été performante en demi-fond ou en longue distance, j’aurais aimé faire des résultats en sprint. En 100 mètres.

Bon, j’admets que la tension nerveuse qui précède un départ de sprint doit être super intense, notamment avec cette obligation de ne pas commettre un faux-départ. Mais ça m’aurait plu que l’effort ne dure « que » 10 secondes et pas plusieurs heures! (rires)

Quelle est ta plus grande victoire sportive ?

Je pense d’abord à mon premier semi.

Au départ, je voulais juste me déplacer pour les organisateurs. Ils avaient besoin d’un certains nombre d’athlètes de niveau au départ pour pouvoir obtenir leur agrément. Mais durant les jours qui ont précédé la course, j’ai senti qu’ils attendaient de moi que je termine l’épreuve.

Je ne m’étais pas préparée pour cette distance. Donc je ne m’attendais vraiment pas à aller au bout.

J’y suis pourtant arrivée. Mais j’ai eu le temps de cogiter, de serrer les dents… Du coup, ça a été une vraie grande victoire sportive pour moi. Un dépassement de mes limites de l’époque.

Je me souviens aussi de ma première médaille internationale en catégorie Espoirs. J’ai terminé 3ème du Championnat d’Europe de cross. Dans la dernière ligne droite, j’étais vraiment épuisée. Ma vue se troublait… Mais j’étais trop proche du but pour m’arrêter: j’aurais terminé même dans le noir le plus complet! (rires)

Quel est ta plus grande déception sportive ?

En 2016, j’ai contracté un zona la veille de la course qualificative pour les Jeux Olympiques.

Quel est le défi sportif le plus fou que tu aimerais relever ?

Je ne suis pas une téméraire. Je ne rêve donc pas de grande aventure. Et je ne me reconvertirai pas dans l’ultra-trail une fois ma carrière de marathonienne terminée. (rires)

Mais je me suis fixé comme objectif de décrocher une médaille aux Jeux Olympiques de Tokyo, en 2020.

Quels sports adores-tu regarder à la TV ?

Je ne regarde quasiment jamais la télévision.

Mais l’hiver dernier, je suis tombé sur la retransmission des compétitions de biathlon et ça m’a scotchée à mon canapé. J’ai adoré la tension que ce sport dégage : les tours de pénalité qui engendrent un suspense permanent. La concentration que ces athlètes doivent conserver jusqu’au bout.

Dans un genre très (très!) différent, à la même époque, je suis tombée sur la retransmission d’un tournoi de… pétanque. Et j’ai trouvé ça super intéressant aussi! Mais j’avoue qu’il y a un sacré contraste entre les deux disciplines. (rires)

Quel est ton tout premier souvenir sportif ?

La Coupe du Monde 98.

J’avais 8 ans et j’étais chez mes grands-parents, à Menton. Le soir de la victoire, mon grand-père a ouvert la fenêtre et fait péter les bouchons de champagne. C’était une ambiance incroyable, que nous avons retrouvée deux ans plus tard, au même endroit, pour l’Euro 2000.

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